mar 6 nov 2007

Le rêve de Cassandre

06 11 2007
Le rêve de Cassandre est la production 2007 de Woody Allen, avec dans les rôles titres Ewan McGreggor et Colin Farrel. J'avoue être un peu perplexe quand à ce troisième film londonien de Woody Allen.
Perplexe. C'est le mot. Ce film est une tragédie au sens classique du terme. Le destin, implacable, qui broie les personnages tel une machine infernale.
Deux frère, Terry et Ian décident sur un coup de tête de s'offrir un voilier qu'ils baptisent "Cassandra's dream" du nom du lévrier qui a porté chance à Terry. Une folie car ils n'en ont pas vraiment les moyens. Terry travaille dans un garage et aime jouer, Ian dirige le restaurant familial et emprunte parfois des voitures de luxes au garage de son frère pour se faire passer auprès des femmes pour quelqu'un qu'il n'est pas. Ian s'éprends d'Angela, une jeune et belle comédienne, ambitieuse et cultivée ; Terry lui, est confronté à une importante dette de jeu. Pour résoudre leurs problèmes, ils vont solliciter l'aide de leur oncle Howard, riche chirurgien, qui en échange de ce coup de pouce financier va leur réclamer un certain service.
Ce film n'atteint pas, selon moi, les sommets de Match Point. Peut-être parce que j'ai vu et aimé Match Point, j'attendais, pour me satisfaire une fin plus proche de la sienne. La fin de ce film m'a quelque peu déçue. Ici, c'est la tragédie qui prime et au final, la morale est sauve. Le côté abrupte de certains dialogues pousse parfois à sourire et se pose parfois la question de la plausibilité de l'histoire, ce qui pourrait gâcher les choses, mais c'est en fait plus d'un rire nerveux, car les acteurs sont bons et on assiste à plusieurs scènes d'extrême tension pour le spectateur. Au final, ce film me laisse perplexe, il est beaucoup moins fort que Match Point, mais ici, nous avons à faire avec une tragédie presque classique. Donc, nous sommes dans un genre différent avec ses règles. Peut-être est-ce, ce qui m'a un peu gêné, ce poids du destin inhérent au genre. Les personnage n'hésitent jamais quant à la marche à suivre, ils ne se demandent pas s'il n'y a une autre alternative mais leurs doutes et leurs craintes résident simplement dans la question "le faire ou, ne pas le faire", ils ne remettent pas leur "destin" en question.

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