lun 21 jan 2008
Lust, caution (Se jie)
21 01 2008
Lust caution est le dernier film de Ang Lee qui a remporté le Lion d'or à Venise en 2007.

Les amateurs de cinéma asiatique y reconnaîtront Tony Leung Chiu Wai, que l'on a vu dans In the Mood for Love, 2046, mais aussi dans les films de John Woo période Hong-Kongaise tels que les cultissimes A toute épreuve et une balle dans la tête mais à ne pas confondre avec Tony Leung Ka Fai, qui lui avait joué dans l'amant de Jean-Jacques Annaud.

Dans les années 40, la Chine est occupée par le Japon. Un groupe d'étudiants patriotes décident de faire quelque chose pour leur pays en infiltrant la jeune Wong auprès de M. Yee, l'un des ministre du gouvernement d'occupation fantoche mis en place par les japonais. Un thème proche, par le thème au moins du Black Book, de Paul Verhoeven, film à qui, dans l'absolu, va ma préférence, bien que les deux films aient assez peu en commun. Le film de Verhoeven étant plus axé sur l'action et celui de Ang Lee sur le ressenti.

Ceci dévoile l'intrigue du film.
Le film est l'histoire de cette femme, déplacée par la guerre, qui rentre dans ce rôle d'espionne en suivant ses amis comme un rôle de théâtre. Ce Monsieur Yee lui inspire haine et attirance réunies, la domination totale qu'il a sur elle, la violence qu'il exerce sur elle au cours de leurs rapports, les scènes de sexes sont d'ailleurs nombreuses et en montrent beaucoup plus que dans les films occidentaux. Cet homme, tel un serpent, prends possession de son corps et peu à peu de son esprit et de son cœur. Monsieur Yee ne la suspecte pas, lui qui n'hésite pas à torturer lui-même les membres de la résistance. Elle qui le détestait et s'engage par deux fois dans cette mission devant mener à la mort de Yee, elle finit, alors que son assassinat allait avoir lieu par lui sauver la vie. Le film se termine durement par ce qu'il devait advenir, Monsieur Yee ne connaissant aucune clémence. Le film porterait alors bien son titre, comme un appel à la prudence face à la luxure. Ang Lee a-t-il voulu donner une portée moralisatrice à son film? Je n'aime pas cette idée mais ce n'est pas à exclure.

Au final, le personnage de la jeune Wong accuse peut-être une certaine superficialité, et malgré les 2heures 38 de développements, on a encore du mal à s'expliquer son cheminement et son geste qui sont assez peu explicités. Certes, nous sommes dans le non-dit, les regards, les gestes les silences sont chargés de sens et on peut penser que l'interprétation mêlée à l'imagination du spectateur feront le reste, mais on peut aussi voir dans ce film comme une banale et glauque illustration du syndrome de Stockholm. Une jeune femme qui finit par mourir pour son tortionnaire auquel elle avait succombé corps et âme.

Ce n'est qu'un point de vue, car l'interprétation est vraiment très bonne et à même de véhiculer les sentiments des personnages. Tony Leung, fidèle à sa réputation est très bon dans ce rôle bien différent de l'amoureux transit de In the Mood for Love. En fin de comptes, on nage peut-être dans la même confusion que ressent le personnage de Wang, interprété par la talentueuse Tang Wei.

La bande-annonce.
Vos réactions ici.

Les amateurs de cinéma asiatique y reconnaîtront Tony Leung Chiu Wai, que l'on a vu dans In the Mood for Love, 2046, mais aussi dans les films de John Woo période Hong-Kongaise tels que les cultissimes A toute épreuve et une balle dans la tête mais à ne pas confondre avec Tony Leung Ka Fai, qui lui avait joué dans l'amant de Jean-Jacques Annaud.

Dans les années 40, la Chine est occupée par le Japon. Un groupe d'étudiants patriotes décident de faire quelque chose pour leur pays en infiltrant la jeune Wong auprès de M. Yee, l'un des ministre du gouvernement d'occupation fantoche mis en place par les japonais. Un thème proche, par le thème au moins du Black Book, de Paul Verhoeven, film à qui, dans l'absolu, va ma préférence, bien que les deux films aient assez peu en commun. Le film de Verhoeven étant plus axé sur l'action et celui de Ang Lee sur le ressenti.

Ceci dévoile l'intrigue du film.
Le film est l'histoire de cette femme, déplacée par la guerre, qui rentre dans ce rôle d'espionne en suivant ses amis comme un rôle de théâtre. Ce Monsieur Yee lui inspire haine et attirance réunies, la domination totale qu'il a sur elle, la violence qu'il exerce sur elle au cours de leurs rapports, les scènes de sexes sont d'ailleurs nombreuses et en montrent beaucoup plus que dans les films occidentaux. Cet homme, tel un serpent, prends possession de son corps et peu à peu de son esprit et de son cœur. Monsieur Yee ne la suspecte pas, lui qui n'hésite pas à torturer lui-même les membres de la résistance. Elle qui le détestait et s'engage par deux fois dans cette mission devant mener à la mort de Yee, elle finit, alors que son assassinat allait avoir lieu par lui sauver la vie. Le film se termine durement par ce qu'il devait advenir, Monsieur Yee ne connaissant aucune clémence. Le film porterait alors bien son titre, comme un appel à la prudence face à la luxure. Ang Lee a-t-il voulu donner une portée moralisatrice à son film? Je n'aime pas cette idée mais ce n'est pas à exclure.

Au final, le personnage de la jeune Wong accuse peut-être une certaine superficialité, et malgré les 2heures 38 de développements, on a encore du mal à s'expliquer son cheminement et son geste qui sont assez peu explicités. Certes, nous sommes dans le non-dit, les regards, les gestes les silences sont chargés de sens et on peut penser que l'interprétation mêlée à l'imagination du spectateur feront le reste, mais on peut aussi voir dans ce film comme une banale et glauque illustration du syndrome de Stockholm. Une jeune femme qui finit par mourir pour son tortionnaire auquel elle avait succombé corps et âme.

Ce n'est qu'un point de vue, car l'interprétation est vraiment très bonne et à même de véhiculer les sentiments des personnages. Tony Leung, fidèle à sa réputation est très bon dans ce rôle bien différent de l'amoureux transit de In the Mood for Love. En fin de comptes, on nage peut-être dans la même confusion que ressent le personnage de Wang, interprété par la talentueuse Tang Wei.

La bande-annonce.
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