lun 1 sep 2008
Jarhead - Sam Mendes
01 09 2008
Le réalisateur d'American Beauty s'essaie au film de guerre et il nous sert selon moi, le meilleur film antimilitariste depuis Full Metal Jacket.
Jarhead est le surnom donné aux soldats américains du corps des marines à cause de leur coupe de cheveu qui les fait ressembler à une jarre. Jarhead, c'est aussi ce qu'ils sont, un réceptacle vide.
Encore un film sur la guerre me direz-vous. Et bien non, justement. Ce film est le meilleur film antimilitariste depuis Full Metal Jacket.
L'attente, la frustration, l'absurdité, la peur, les mauvaises raisons qui poussent à s'engager.
On ne peut que saluer le talent de Jake Gyllenhaal qui soutiens haut la tête la comparaison face à "l'engagé Guignol" de Kubrick.
Lorsqu'ils rentrent au pays, on n'est touché par cette scène où les marines défilent dans les rues d'une petite ville, installés dans un bus, acclamés par la foule. On ne peut s'empêcher d'être frappé par le regard gêné des marines lorsqu'un ancien combattant du Vietnam, l'air misérable, monte dans le bus comme pour essayer de revivre un rare et éphémère moment de gloire qu'il a pu vivre autrefois. Leurs remerciements sont embarrassés face aux encouragements de ce spectre et on imagine aisément au travers de leurs remerciements embarrassés que leur plus grande peur est de devenir un jour comme lui.
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Jarhead est le surnom donné aux soldats américains du corps des marines à cause de leur coupe de cheveu qui les fait ressembler à une jarre. Jarhead, c'est aussi ce qu'ils sont, un réceptacle vide.
Encore un film sur la guerre me direz-vous. Et bien non, justement. Ce film est le meilleur film antimilitariste depuis Full Metal Jacket.
L'attente, la frustration, l'absurdité, la peur, les mauvaises raisons qui poussent à s'engager.
On ne peut que saluer le talent de Jake Gyllenhaal qui soutiens haut la tête la comparaison face à "l'engagé Guignol" de Kubrick.
Lorsqu'ils rentrent au pays, on n'est touché par cette scène où les marines défilent dans les rues d'une petite ville, installés dans un bus, acclamés par la foule. On ne peut s'empêcher d'être frappé par le regard gêné des marines lorsqu'un ancien combattant du Vietnam, l'air misérable, monte dans le bus comme pour essayer de revivre un rare et éphémère moment de gloire qu'il a pu vivre autrefois. Leurs remerciements sont embarrassés face aux encouragements de ce spectre et on imagine aisément au travers de leurs remerciements embarrassés que leur plus grande peur est de devenir un jour comme lui.