jeu 19 fév 2009
Slumdog Milionnaire - Danny Boyle
19 02 2009
Slumdog millionaire, ou comment se passionner pour qui veut gagner des millions. Danny Boyle est le réalisateur des excellents Petits meurtres entre amis et trainspotting, de l'intéressant la plage, mais aussi des beaucoup plus discutables 28 jours plus tard et Sunshine (je pèse mes mots car je sais que certains ici ne sont pas d'accord avec moi sur ce point). Il revient en 2009 avec Slumdog Millionaire qui se déroule intégralement en Inde.
Jamal Malik, enfant des rues et maintenant jeune homme, serveur de thé dans un centre d'appel de Mumbai arrive en finale de l'émission qui veut gagner des millions dans sa version indienne. Comment un "chien des rues" a-t-il pu arriver jusqu'à la dernière question à vingt millions de roupies (318 000 euros)? Soupçonné de tricherie, il est arrêté à la fin de la première soirée avant même de pouvoir répondre à la dernière question à vingt millions de roupies.
Au commissariat, Jamal raconte à l'inspecteur comment il en est arrivé là en commençant par le commencement. Enfant des rues dans un des plus grands bidonvilles d'Inde, il doit survivre avec son frère aîné Salim et une petite orpheline, Latika, orpheline, comme eux, à cause de raids de fanatiques hindous contre les communautés musulmanes. Condamnés au vagabondage, ils sont vite recueillis par les membres d'un faux orphelinat qui obligent les enfants à la mendicité. Séparés par le cours de choses, Jamal continue seul avec son frère mais se jure de retrouver un jour Latika. La vie et les mauvaises fréquentations de son frère finiront pas les éloigner également. Latika, tombée entre les mains d'une de ces mauvaises fréquentations, lui est inaccessible. Le seul moyen pour lui de tenter de la récupérer est de participer à ce jeu qu'elle ne rate jamais.
Ce film est une jolie fresque, plutôt rafraîchissante, ce n'est d'une grande profondeur, mais on ne peut s'empêcher de s'attacher à ce gamin des rues devenu adulte qui lutte jusqu'au bout pour retrouver celle qui l'aime. Le générique de fin est un clin d'œil aux films de Bollywood avec tout le kitsch qui va avec mais si on met à part cela, la vision donnée de l'Inde semble ne pas être trop complaisante. En effet, on n'hésite pas ici à nous montrer la misère et la violence qui règnent sur la société, assez loin du rêve édulcoré (mais tellement bon) de Wes Anderson et de son Darjeeling Limited.
Vos réactions ici.